Le théâtre, miroir de la cité : Le théâtre Athénien et la Démocratie

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Introduction :

Le théâtre grec nait sur l’Agora d’Athènes, à l’époque classique, vers le IVe et Ve siècles, représente une apogée au sein de cette cité, sous forme démocratique. Au moment d’Alexandre Ier, le rôle des représentations théâtrales est plus destiné à distraire une masse apolitique, la politique est moins ressentie. Des grands édifices théâtraux en pierre apparaissent de plus en plus. La représentation dramatique augmente, ce qui provoque dans tout le bassin méditerranéen une création de professionnel de la scène, bien qu’à l’origine n’importe quel citoyen pouvait se présenter sur la scène.

 

Le théâtre Athénien :

Le théâtre est un lieu mais aussi un événement culturel qui permet aux athéniens de sortir et de se divertir, d’autant plus, que chaque citoyen ou non citoyen pouvait participer à certaines pièces. De plus, on inculque les valeurs à travers le théâtre. C’est un moment qui permet d’unir les Athéniens. Cependant, un certain nombre de personnes ne peuvent devenir acteurs sur la scène comme les femmes, les métèques, les esclaves et les prisonniers, se trouvant généralement placés au dernier rang. Nous remarquerons que cette hiérarchie s’effectue en fonction des sexes mais aussi du statut et des fonctions que l’on exerce dans la communauté, rythmé d’autant plus par la religion qui encadre essentiellement la vie des citoyens grecs et de la cité.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Agora est l’emplacement central pour tous les Athéniens, avec des édifices qui représentent les principaux organes de la vie publique athénienne, elle est placée sous la protection de nombreuses divinités. Les cultes voués à ces édifices représentent l’implication des Athéniens à la vie de la cité, cela nous montre comment la religion encadre la vie des Athéniens.

Théâtre de Dionysos

La religion est présente aussi dans les théâtres, avec le théâtre de Dionysos  car le théâtre se trouve près de la colline de l’Acropole, lieu très religieux d’Athènes. Dieu du vin et de la nature durant le mois de mars, Dionysos est sujet à de nombreuses représentations. Pour reconnaître l’acte quasi sacré lors de ces événements, la présence de prêtres et de prêtresses durant les pièces caractérise ce moment sacré et spirituel.

 

Le théâtre permet un rassemblement civique et démocratique, car justement il est doté d’un système et d’une organisation qui rappelle le fonctionnement de la démocratie athénienne. Pour les pièces concurrentes, on établit le tirage au sort. Par exemple, les acteurs se voient attribuer leurs rôles par le sort des poètes, par pur principe d’égalité car chaque protagoniste peut interpréter successivement une tragédie de chacun des poètes. De plus, les citoyens les plus pauvres pouvaient assister aux représentations, cela donne à la communauté la plus modeste une chance d’avoir une vie civique et démocratique, c’est le théoricon. D’ailleurs, on attribuait la préparation des représentations aux membres des institutions athéniennes.

Le théâtre Athénien est sujet à la démocratie, des débats y sont menés, on les retrouve à la fois à l’intérieur des institutions mais aussi au théâtre. Celui-ci est un bon moyen d’instruire les valeurs civiques de la cité. Il constitue donc une institution civique à part entière. On y retrouve des représentations qui sont financées par L’État ou par des citoyens fortunés. Généralement, les acteurs sont choisis parmi les citoyens et des indemnités sont données aux citoyens les plus pauvres pour qu’ils puissent assister aux représentations. Certaines pièces de théâtre misent en scène par Aristophane donnent lieu à la critique, ces pièces mettent en dérision la démocratie, notamment la lenteur des institutions et l’incapacité des juges ou des magistrats. Tout d’abord Aristophane, grand poète Athénien est un professionnel de la dérision, car c’est un auteur de la comédie. Dans le théâtre de la comédie grec, on joue plus sur la satire que sur le drame de la pièce. Il n’est donc par rare de voir dans certaines pièces énormément de dérision car cela se trouve être une arme idéale pour critiquer le système démocratique par le biais du théâtre.

Portrait d’Aristophane

Comme on a pu le voir précédemment, la dérision est énormément utilisée pour faire passer un message au public. Effectivement il est plus pratique et facile de critiquer la politique par la méthode de la dérision sur scène qu’à l’Ecclésia.

Dans la pièce Les Guêpes, Aristophane critique surtout les sycophantes, qui sont des dénonciateurs publics. Il nous montre à quel point ces sycophantes utilisent des prétextes les plus vains pour récupérer la somme allouée à la dénonciation.

On a aussi une critique de ses concitoyens, dans la pièce Les Cavaliers où les deux personnages s’affrontent et se font énormément de complaisances pour essayer de séduire le peuple de Démos,. On voit à travers les nombreuses tirades du dialogue, que le peuple succombe à cette démagogie. Le fait que les deux protagonistes se donnent autant de mal pour plaire au peuple provoque l’absurdité dans la pièce et c’est justement ce qu’Aristophane veut provoquer : un certain « rire jaune » dans son public pour montrer le ridicule de la situation.

 

En somme, nous pouvons dire que le théâtre est le miroir de la cité, on a pu constater que cela permettait de rassembler les Athéniens de manière culturelle et religieuse, car n’oublions pas que la religion encadre la vie des citoyens Athéniens. De plus à travers le théâtre, certains dramaturges, tel que Aristophane n’hésitent pas à illustrer à travers ces pièces une critique du système démocratique. On a une forme d’expression dans le théâtre, qui est plus facile à utiliser que dans d’autres lieux institutionnels, tel que l’Ecclésia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Author: Sarah Milica Cerovski

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