Les Origines du communisme français

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« L’histoire est le seul véritable enseignant, la révolution la meilleure école pour le prolétariat. »

– Rosa Luxemburg (1871-1919)

Grande figure du communisme, femme politique, journaliste et grande révolutionnaire nous transmet les valeurs du communisme.

Tout d’abord, qu’est-ce-que le communisme ?

Le terme « communiste » est issu d’une pensée née en 1848, fondée par Karl Marx et Friedrich Engels, après de longues années de travail, Ils font paraître à cette même date le Manifeste du parti communiste, dans lequel ils appellent à une union internationale des travailleurs contre la bourgeoisie capitaliste.

Puis le terme « République » quant à lui signifie une forme d’organisation politique à travers laquelle les détenteurs du pouvoir l’exercent en vertu d’un mandat conféré par le corps social. Durant la seconde guerre mondiale, on aperçoit la montée en puissance des « partis résistants » : Le Parti communiste a beaucoup été discrédité et a subi un bon nombre de désapprobation à la suite de son accord du pacte germano-soviétique (ensemble d’accords diplomatiques et militaires signés le 23 août 1939 à Moscou, par les ministres des Affaires étrangères allemand, en présence de Joseph Staline).

En juin 1914, le parti devient une nouvelle politique, recommence à être une alliance forte, capable de s’affirmer sur la scène politique d’après-guerre. Les membres de ce parti vont entrer massivement dans la Résistance pour donner suite à l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie. Ces derniers vont avoir un rôle majeur dans cette résistance, car la première initiative est de créer une action armée contre l’occupant. Malgré cette détermination de détruire la place de l’ennemie nazie, ils échoueront dans leurs tentatives de prendre la tête de la résistance toute entière.

Après la mort de Jean Moulin, grande figure du Parti Communiste Français, le mouvement va réussir à obtenir une plus forte influence sur la population, qui va être déterminante au sein du Conseil National de la Résistance (CNR).

À la suite de l’occupation Allemande, on constate une énorme disparition des partis politiques, bien que le PC se trouve être l’un des seuls partis qui ne se s’effondre pas, bien au contraire. Ce dont nous sommes certains, c’est le nombre de Français qui deviennent membres du PC, aux étés 1944 et 1947, Ils sont une centaine de milliers. Ces chiffres sont en constante évolution, par exemple à la veille de la Libération, le nombre d’adhérents s’élève à 60 000 environ, puis augmente brusquement à 387 000 adhérents en 1945, et dans la même année, en juin, nous comptons 545 000 membres. Le pic de participants au PC est atteint durant l’année 1946, nous sommes maintenant à 814 000 adhérents, à cette même époque, le PC est le parti qui réunit le plus grand nombre d’adhérent. Et en même temps, le parti est constitué essentiellement d’hommes. Effectivement, nous comptons seulement 11,1% de l’effectif total des femmes en 1946. Avec ces nouveaux membres, nous constatons deux caractéristiques : tout d’abord le parti va connaître un rajeunissement, par ces nouveaux membres d’après-guerre venue après la Libération.  On parle de rajeunissement du parti car la plupart des nouveaux membres étaient jeunes et sans antécédents politiques. Le mouvement est aussi caractérisé par sa diversification, effectivement la politique s’étend plus dans les provinces, car en 1938, on rassemblait 38% de membres dans les 3 départements de la région Parisienne, alors qu’en 45-46 nous sommes plus qu’à 17-18%. Nous avons aussi une structure sociale qui se modifie, avec la composante ouvrière qui connaît un recul relatif.

Puis le parti communiste puise sa force dans les milieux intellectuels. De grandes personnalités font surface : chez les scientifiques nous avons Paul Langevin, Frédéric Joliot-Curie :

 

 

Chez les artistes nous avons Pablo Picasso :

 

Et enfin pour la littérature nous avons Louis Aragon et Paul Eluard :

 

 

Grâce à cette influence intellectuelle, le PC va bénéficier d’une atmosphère favorable.

En effet, l’engagement pour le marxisme est pris au sérieux au lendemain de guerre, les pensées libérales et le fascisme sont éclipsés par le marxisme, qui émerge comme une idéologie d’avenir et de révolution. La majorité qui adhérera après l’Occupation Allemande, sera constitué principalement de jeunes professeurs, et d’étudiant ressortissent tout juste du lycée. Le Ve arrondissement connait son essor en 1946 : c’est la décision de créer des cellules d’entreprise dans les facultés et les écoles. Pour Annie Kriegel, cela forme « la génération stalinienne par excellence ». Parmi les autres caractéristiques que nous pouvons donner au communisme est qu’il a acquis sa propre stratégie.

Déjà un dévouement pour se battre contre l’Occupant, nous sommes à plus d’une trentaine de milliers d’entre eux qui se sacrifient pour leurs parties au combat. Le PC arrive aussi à susciter l’admiration envers des maquis FTP, car eux seuls développent les guérillas urbaines, prestige aussi acquis par l’URSS et la résistance victorieuse à la Wehrmacht. Le parti ne s’arrête pas à là, la presse communiste fait BOUM en 1944-1945, de grands quotidiens comme L’Humanité et Ce Soir où ils atteignent une diffusion record, car nous sommes à 520 000 et 490 000 exemplaires vendus en décembre 1945. A cette même époque la censure se fait énormément, et certains journaux sont sous l’emprise de collaborateurs, tandis que le PC ne faiblit pas et participe à la Résistance en effectuant des publications pour encourager leurs causes.

Nous assistons à une magnifique évolution du PC et à son apogée, mais cela n’empêche pas le parti d’établir une politique prudente.

Effectivement, au lendemain de la Libération, la France va être un parti nouveau, qui amène une fraîcheur avec ces nouveaux jeunes membres, tandis que nous avons aussi un État traditionnel mené par le Général de Gaulle. Le PC souhaite travailler pour réaliser une alliance étroite, une fusion avec la SFIO. Pour rassembler tous les bons français. Le 4 décembre 1944, revient la question du referendum, On aura le PC qui sera favorable au NON pour avoir justement une Constituante souveraine, et la SFIO qui suivent De Gaulle par un oui. Les communistes ne vont pas arriver finalement à convaincre les socialistes à collaborer avec eux. Malgré leurs majorités absolues à la 1ere Constituante, le Comité d’Entente disparaît en 1946.

Nous verrons ensuite de violentes protestations communistes envers les accusations socialistes « d’assujettissement politique et intellectuel ». Le PC va ensuite se rallier à la candidature de Vincent Auriol, pour la présidence de la République.

La période de la guerre froide (1947-1953), restera ce passage à l’acte militant des communistes. Des conflits éclatent, le PC organise 437 des 457 manifestations qui se déroulent entre 1949 et 1952. L’exclusion des ministres communistes du gouvernement et l’entrée dans la guerre froide entraînent le retour des militants dans la rue et le développement d’une « lutte de masse » en lien avec la guerre d’Indochine. Le processus de radicalisation des membres du PCF se poursuit ainsi dès 1948 et s’accélère l’année suivante. L’entreprise communiste de construction de « procès politiques » s’amorce donc à partir de 1949. On commence à valoriser les affrontements violents avec les forces de l’ordre, avec la figure combattante « révolutionnaire » et l’appel au « sacrifice » militant. Ce communisme va devenir une force d’opposition et de contestation, exaltant l’image de l’URSS, ce mouvement va alors soutenir la politique soviétique, comme avec la condamnation de Tito, ou les répressions dans les démocraties populaires.

 

Conclusion

En somme, la figure communiste durant les années 1944-1953 est véritablement marqué par ce jeune mouvement, à l’inspiration Marxiste puis Stalinienne, qui va apporter un souffle révolutionnaire et engagé, en France, mais aussi à travers l’Europe.

Author: Sarah Milica Cerovski

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